Sierra Leone - permettre à TOUTES les filles d’aller à l'école !

Pour en savoir plus sur la campagne en Sierra Leone

Mise à jour - 29 août : Progrès ! Le Royaume-Uni et l'Irlande ont tous deux répondu à l'appel d'Egalité Maintenant qui vise à faire en sorte que les programmes d'éducation qu'ils soutiennent en Sierra Leone permettent également de lutter contre les violences sexuelles généralisées à l'encontre des écolières, et qu'ils n’entretiennent pas accidentellement la discrimination au sein du système éducatif.  Les deux pays nous ont assuré que le financement ne devait pas contribuer à la création d’un régime distinct et inégal pour les filles. Nous comptons poursuivre la discussion afin d’examiner de quelle manière la communauté internationale peut mieux soutenir la réinsertion des jeunes filles enceintes au sein du système scolaire ordinaire, et comment prendre des mesures concrètes pour veiller à ce que toutes les filles puissent être éduquées sans crainte d’être victimes de violences ou d'exploitation.

Pour maintenir une attention internationale sur la situation, Egalité Maintenant a également soulevé la question des violations persistantes des droits humains auprès du Comité des Nations Unies sur les droits de l'enfant et lors d’une réunion avec le Groupe de travail des Nations Unies sur la discrimination à l'égard des femmes en droit et en pratique.  Avec nos partenaires, nous continuons à élaborer des stratégies en Sierra Leone sur la meilleure façon de tenir l'État responsable pour avoir failli à son devoir de protéger les filles face aux violences et discriminations.  Nous nous engageons à soutenir l’action de nos partenaires qui vise à supprimer l'interdiction de scolarité pour les filles enceintes, et à veiller à ce que la Sierra Leone s’attaque d'urgence aux violences sexuelle généralisées à l'égard des filles. Merci de votre soutien !

Situation de crise en matière de droits humains en Sierra Leone : des milliers de jeunes filles qui sont enceintes, souvent à la suite de violences ou d'exploitation sexuelles, se voient toujours refuser le droit d'aller à l'école !

Le virus Ebola a attiré l'attention internationale sur les violences et l'exploitation sexuelles généralisées des filles en Sierra Leone. De nombreuses jeunes filles retournant à l'école après la crise se sont vues refuser le droit à l'éducation parce qu'elles étaient enceintes :

"Samantha" est tombée enceinte quand elle avait seulement 16 ans.  Son professeur lui demandait souvent de transporter de l'eau chez lui en échange de fournitures scolaires et de bonnes notes. En fin de compte, l'enseignant a maltraité et violé Samantha, qui a gardé le silence parce qu'elle craignait des représailles. Malgré les interventions de sa famille, l'enseignant a été autorisé à continuer à travailler dans la salle de classe - une salle de classe dont Samantha a été exclue à cause de sa grossesse. 

Comme de nombreuses filles en Sierra Leone, "Jeanne" a perdu ses deux parents à la suite de l'épidémie d'Ebola et est orpheline à 17 ans. Elle espérait que l'éducation lui permettrait d'avoir une vie meilleure. Cependant, "une bande de motards" a demandé des services sexuels en échange de déplacements travail-domicile. N'ayant pas d'autre possibilité, elle a dû accepter. Jeanne est tombée enceinte et a été bouleversée d'apprendre qu'elle ne pouvait plus aller à l'école ou se présenter aux examens.

"Frances" avait seulement 13 ans quand elle a été exploitée et est tombé enceinte à la suite de relations sexuelles avec un homme beaucoup plus âgé qui a aidé à payer ses frais de scolarité en échange.   Elle n'est également plus en mesure d'aller à l'école. La mère de Frances, une mère célibataire sans aucun soutien familial, désespère de cette injustice.

Pour tenter d'accueillir ces jeunes filles « déscolarisées », le gouvernement de la Sierra Leone a mis en place d'autres mesures, prises en charge par une aide internationale. Cependant, tandis que cette initiative aurait pu être fondée sur de bonnes intentions, la scolarisation séparée et inégale qui en résulte contribue seulement à perpétuer la discrimination et la stigmatisation de filles déjà victimes de personnes en position d'autorité.

AGISSEZ ! Les fille qui tombent enceintes, en particulier après avoir été exploitées et violées, ne devraient pas en plus se voir refuser le droit à l'éducation.  Les donateurs internationaux doivent veiller à ce que toutes les filles soient éduquées, et employer leurs capacités de financement pour promouvoir l'égalité et le droit à l'absence de violence.

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et nos partenaires, Women Against Violence and Exploitation (WAVES), Women’s Partnership for Justice and Peace (WPJP), Graceland Sierra Leone, Child Welfare Society et Education for All Coalition – Sierra Leone, en :

  • demandant à la Sierra Leone d'agir immédiatement pour empêcher les violences, punir les auteurs et lever l'interdiction relative à la scolarisation des filles enceintes.
  • demandant aux donateurs internationaux, en particulier les gouvernements du Royaume-Uni, d'Irlande et des États-Unis, d'exhorter la Sierra Leone à scolariser en sécurité toutes les filles dans le cadre du système éducatif ordinaire, et de veiller à ce que les politiques d'éducation qu'ils financent abordent les questions plus larges liées aux violences et à l'exploitation sexuelles.


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